Histoire naturelle du syndrome d’apnée et d’hypopnée obstructive du sommeil

Dossier réalisé avec le concours du Dr Naïma Bauplé et de Vittoria Siegel (conseil en médecine nutritionnelle)

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Les muscles génioglosses ont pour fonction de tirer la langue vers l’avant. Lors du sommeil sur le dos, si ces muscles ne se contractent pas pendant l’inspiration, la langue tombe en arrière et obstrue le passage de l’air. D’où la nécessité pour l’organisme de faire un effort pour reprendre souffle, ce qui induit à chaque fois un micro-réveil. Les épisodes de SAOS surviennent au cours des phases de sommeil paradoxal. Comme le tonus musculaire est alors à son plus bas, la respiration devient irrégulière et perd en efficacité. La durée des arrêts respiratoires peut alors très largement dépasser les dix secondes. Quant à leur nombre, il peut atteindre plusieurs centaines par nuit. Lors de chaque épisode d’apnée, le cœur s’accélère, la pression artérielle augmente, le taux sanguin en oxygène chute tandis que celui du gaz carbonique grimpe en flèche. Au-delà d’un certain seuil, le cerveau automatique réveille l’individu et l’oblige à reprendre de l’air.

Quel impact ?

Quelle que soit leur fréquence, les épisodes de SAOS altèrent le fonctionnement normal des différents systèmes de régulation de l’organisme :

  • Diminution des temps en sommeil profond et en sommeil paradoxal. L’organisme a moins de temps pour se régénérer.
  • Diminution des apports sanguins en oxygène (hypoxémie) et de l’élimination du gaz carbonique (hypercapnie). L’homéostasie (le bon fonctionnement) de toutes les cellules de l’organisme est mise en danger.
  • Risque élevé, à plus ou moins long terme, de dégénérescence organique et tissulaire multifocal : vasculaire (athérosclérose), neurologique (perte localisée de substance grise cérébrale), dégradation des fonctions rénale, hépatique et pancréatique, atteintes oculaires.

C’est pourquoi avec le temps, la capacité cérébrale à réagir aux perturbations gazeuses du sang s’émousse et, par voie de conséquence, les épisodes d’hypopnées et d’apnées s’aggravent progressivement.

Quelles conséquences cliniques ?

Les conséquences cliniques du SAOS varient bien sûr d’un individu à l’autre, mais associent à des degrés divers :

  • Sommeil non réparateur.
  • Bouche sèche au réveil.
  • Mal de tête pendant la matinée.
  • Sentiment de fatigue chronique.
  • Somnolence diurne pouvant aller jusqu’à des endormissements incontrôlables.
  • Irritabilité, agressivité, tendance dépressive.
  • Perturbation de la relation de couple, le partenaire ne pouvant lui non plus bénéficier d’un sommeil réparateur.
  • Baisse de la libido.

De plus, le risque pour de nombreuses pathologies est significativement augmenté, en particulier :

  • Hypertension artérielle et ses nombreuses -complications : troubles du rythme cardiaque, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque.
  • Aggravation d’une maladie rénale préexistante.
  • Exagération de la stéatose hépatique non alcoolique (SHNA) liée au surpoids.
  • Apparition d’un diabète de type 2 même en l’absence de surpoids et de tout trouble métabolique.
  • Pneumonie.
  • Déclin cognitif voire démence, notamment de type maladie d’Alzheimer.
  • Diverses atteintes oculaires dont érosions itératives de la cornée, oedème.
  • Ostéoporose.

Ronfler est dangereux au-delà d’une certaine limite

Lorsque l’air peine à circuler, la pression, exercée sur les parois,
les fait entrer en résonance, puis vibrer : le ronflement apparaît.

Le ronflement manifeste la difficulté de l’air à traverser les voies aériennes supérieures. Il cesse dès que le passage est complètement obstrué et fait alors place à un épisode en apnée. Le ronflement est un symptôme fréquent aussi bien chez la femme que chez l’homme.

Est qualifié de ronfleur avéré, tout sujet qui ronfle plus de 30 fois
par heure de sommeil et de ronfleur sévère plus de 300 fois.
Le ronflement est aujourd’hui reconnu comme un facteur de risque d’infarctus du myocarde.

Quelques célébrités atteintes

Au regard de la définition actuelle du syndrome, il est évident que nombre de personnages du passé en ont été affectés : Denys d’Héraclée, Napoléon Ier, Winston Churchill, Demis Roussos, Barry White et Raymond Barre entre autres.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

 

Source : Histoire naturelle du syndrome d’apnée et d’hypopnée obstructive du sommeil

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Au secours: mon mari ronfle

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Mauvaises nuits…
Vous ne dormiriez pas si mal… si votre conjoint ne ronflait pas si fort! Le ronflement touche plus les hommes que les femmes, et du coup, ce sont ces dernières qui s’en plaignent le plus.

Nos grands-pères ronflaient déjà et leurs épouses avaient leurs recettes: dans la chambre,il suffit de disposer non loin du lit, un récipient rempli d’eau bouillante et d’y jeter, bourgeons et aiguilles de sapin.

Cette inhalation passive perdure un bon moment et dégage les voix respiratoires.

Autre méthode, le chou. Prélevez à votre chou vert 2 belles feuilles, que vous écrasez pour en exprimer le suc. Ajoutez 4 volumes d’eau, filtrez. Le soir, avant d’aller au lit, faites inspirer par chacune des 2 narines du ronfleur, un peu de ce suc, posé sur la main.

Une tisane pour bien dormir

une tisane pour dormir :

Procurez-vous 50 grammes de mélisse avec 50 grammes de sommités fleuries de millepertuis et 50 grammes de fleurs de lavande, autant de camomille, et enfin 1 fleur de coquelicot, (tout ceci est sous forme séchée).
Prenez une compresse stérile et remplissez-en le centre avec ce mélange, avec une ficelle vous allez attachez toutes les extrémités ensemble, en laissant un côté de la ficelle plus long, ainsi vous vous serez crée un sachet de tisane pour dormir.

Laissez infuser 5 minutes dans une tasse ou un bol d’eau bien chaude. Buvez cette tasse avant de dormir.